Communiqué de presse du 25 juin 2010
L’assemblée plénière de la Région Basse-Normandie s’est rassemblée hier et aujourd’hui, jeudi 24 et vendredi 25 juin 2010, à l’Abbaye-aux-dames, à Caen, sous la présidence de Laurent Beauvais.
Parmi les points votés après l’examen du dossier de la Ligne Nouvelle à Grande Vitesse Paris - Normandie, on peut retenir :
- Effacement des deux barrages hydroélectriques sur la Sélune
Conformément aux engagements qu’il avait pris, Laurent Beauvais a animé une table ronde le 11 juin dernier à Saint-Hilaire du Harcouët. Elle a réuni les différents acteurs de terrain concernés par ce projet – élus locaux, membres des associations impliquées, représentant du personnel d’EDF, Syndicat d’Eau,...-, suite à la décision de l’Etat annoncée par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, le 13 novembre 2009 à Lisieux, de ne pas renouveler les titres administratifs des barrages hydro-électriques de Vézins et de La Roche Qui Boit, situés sur la Sélune.
Après avoir entendu les attentes et préoccupations de chacun, sur un sujet qui soulève des enjeux importants et complexes sur le plan de l’environnement, de l’emploi, de l’agriculture et du tourisme, la Région demande que l’effacement des barrages décidé sans concertation par le Gouvernement constitue non pas le début de la démarche mais son aboutissement. Ainsi, elle propose la mise en œuvre d’un véritable plan d’actions sur 5 ans comportant différents volets : de l’accompagnement de l’évolution des pratiques agricoles à la reconversion des activités économiques de la vallée de la Sélune en passant par la renaturation du paysage et les énergies renouvelables. Ce plan d’actions devrait être accompagné d’un plan de financement pluriannuel complet, dans lequel l’Etat et l’exploitant actuel du Barrage assumeront pleinement leurs responsabilités.
- Ligne électrique Très Haute Tension (THT) Cotentin Maine
Suite à l’annonce par le Préfet de la Manche de son avis favorable à l’utilité publique de la construction de la THT Cotentin Maine, la Région a exprimé son opposition au lancement des travaux de construction, tant que les conclusions d’une étude épidémiologique complète ne seront pas rendues publiques. C’est cette position que Laurent Beauvais défendra auprès des décideurs et au sein des différentes instances, appelant de ses vœux à une démarche collective avec les différents acteurs engagés sur ce dossier. En effet, les conclusions de la commission d’enquête publique et les recommandations de l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) appellent des études épidémiologiques et soulignent le besoin d’approfondir la connaissance scientifique quant aux impacts sur la santé des effets des champs électromagnétiques émis par une telle ligne. Dans ce cadre, la Région souhaite la mise en place d’une ferme expérimentale dédiée à l’étude des effets sur la santé animale et réaffirme sa volonté devoir mener une véritable étude épidémiologique, conduite en concertation avec les populations locales, étude que la Région est prête à cofinancer.
Aujourd’hui, les conseillers régionaux se sont notamment prononcés sur :
- Les bourses aux élèves et étudiants des formations sanitaires et sociales
L'assemblée a décidé, suite à une évaluation de son dispositif de bourses aux élèves et étudiants des formations sanitaire et social, de confier au Centre Régional des Œuvres Universitaires et Sociales CROUS, l'instruction et le paiement de ces aides. Ainsi, les élèves et étudiants pourront désormais s'adresser à un guichet unique permettant de traiter leurs demandes de logement, de bourses et d'aide d'urgence.
La Région a souhaité donner à ces jeunes les mêmes avantages qu’aux étudiants de l'Université en confiant au CROUS la gestion des bourses et a décidé :
- de mensualiser le paiement des bourses en lieu et place de deux versements annuels
- d'aligner ses règles d'intervention sur celles des autres étudiants bas-normands de l'enseignement supérieur
Ainsi, à compter de la rentrée 2010, les élèves des Instituts de Formation en Soins Infirmiers, des Aides Soignants, sages femmes, aides médico-pédagogiques, masseurs kiné,...sont éligibles à ce nouveau dispositif régional ainsi que les élèves des écoles du travail social (assistant de service social, éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, moniteur-éducateur, technicien de l’intervention sociale et familiale,...). La Région a pris en charge à la rentrée 2009 plus d'un millier de bourses et consacré près de 3 millions d’euros à ce dispositif.
- La convention triennale entre la Région et le Mémorial pour des parcours pédagogiques innovants :
La Région et le Mémorial s’unissent pour trois ans afin d’élaborer des parcours pédagogiques innovants autour de l’histoire et la mémoire du 20ème siècle et de les mettre à disposition des lycées et CFA de la région. La convention, signée par le Musée et la Collectivité, s’articule autour de 4 axes :
- Promouvoir l’accès au Mémorial, notamment en rendant gratuit l’accès aux lycéens et apprentis des établissements privés et publics bas-normands
- Proposer des parcours pédagogiques aux établissements, en lien avec le programme scolaire et notamment en marge des visites (restauration de matériels anciens issus des collections du Mémorial pour les cursus professionnels…)
- Produire des outils pédagogiques notamment en mettant à disposition des établissements des fiches numériques, une visite virtuelle… via l’Espace Numérique de Travail régional
- Définir les moyens à mettre en œuvre pour la réalisation des ces objectifs
Enfin, à l’occasion d’une communication à l’assemblée, Laurent Beauvais a présenté la contribution de la Région à la consultation sur l’avenir de la Politique Agricole Commune après 2013, lancée par le commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolos. Cette contribution a été portée par Laurent Beauvais et François Dufour, vice-président en charge de l’agriculture à Bruxelles quelques jours avant les Assises de l’Urgence Agricole, réunies par la Région le 14 juin dernier. Elle appelle de ses vœux :
- une PAC régulatrice forte sur son marché intérieur, et garante de la qualité sanitaire, environnementale et sociale des produits européens et d’importation, au bénéfice des consommateurs européens et en cohérence avec les orientations et ambitions européennes
- une PAC sociale, qui garantisse le maintien et le développement du nombre de paysans, de l’emploi agricole et des actifs agricoles sur les territoires, dans des conditions de durabilité de l’emploi.
Contact Presse : Caroline Monnot – tel : 02 31 06 96 27