Caen, le 2 février 2012
Séance plénière de l’Assemblée régionale
L’assemblée plénière de la Région Basse-Normandie s’est réunie aujourd’hui, jeudi 2 février 2012, à l’Abbaye-aux-Dames, à Caen, sous la présidence de Laurent Beauvais.
Parmi les faits et sujets marquants, on peut retenir la demande de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’intervention devant l’assemblée du directeur SNCF des Régions de Paris-Saint Lazare, Haute et Basse-Normandie, l’élaboration du Schéma Régional Eolien, le Schéma d’évolution des exploitations et des ateliers technologiques des Etablissements Publics Locaux d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole Bas-Normands (EPLEFPA).
La Région travaille à l’inscription des sites du Débarquement sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO
La Région Basse-Normandie élabore un dossier de candidature des plages du Débarquement - Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword - en vue de leur inscription au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Les plages du D-Day couvrent l’intégralité du littoral de Saint Martin-de-Varaville à Ouistreham, soit 37 communes. Ce travail est mené en partenariat avec l'Etat, les collectivités, tous les acteurs intéressés, avec l’appui du Mémorial de Caen et l’historien Jean Quellien, spécialiste de la Bataille de Normandie. Travail de longue haleine, la concurrence mondiale est rude et le choix opéré par l’UNESCO très sélectif. La liste du patrimoine mondial de l'UNESCO comprend 936 biens au monde. La Normandie a à son actif : le Mont Saint Michel et sa baie, la ville du Havre, les tours observatoires de Saint Vaast la Hougue et de l’île de Tatihou dans le cadre du réseau des sites majeurs Vauban et la dentelle d’Alençon au titre du patrimoine immatériel.
« C’est un projet ambitieux qui mobilise toutes nos forces. Nous avons remis le dossier au Ministre de la Culture et espérons une inscription des plages sur la liste indicative française, première étape dans le processus de décision de l’UNESCO. Pour ce faire, une audition auprès du Comité national du patrimoine mondial devrait nous être proposée prochainement. Ce projet devrait permettre une gestion concertée et durable des lieux concernés, dans l'optique de transmettre aux futures générations la mémoire respectueuse des événements de juin 1944 et des valeurs de réconciliation et de paix portées par ces sites » ont précisé Laurent Beauvais et Alain Tourret, Vice-Président en charge des Coopérations internationales et interrégionales, du Tourisme et de la Réunification.
Ligne ferroviaire Paris-Caen-Cherbourg : intervention devant l’assemblée de Roland Bonnepart, directeur SNCF des Régions de Paris-Saint Lazare, Haute et Basse-Normandie régional de la SNCF
L’an dernier, la SNCF a dévoilé une liste de 12 lignes en difficulté qui devaient faire l’objet d’un plan de redressement. La ligne Paris-Caen-Cherbourg figure dans cette liste : les dysfonctionnements qui l’affectent sont nombreux : retards, qualité de service à bord, mises à quais tardives…, et ce malgré les investissements de la Région Basse-Normandie pour améliorer cet état de fait :
« Les usagers subissent au quotidien les effets de la dégradation du service alors qu’ils sont en droit d’attendre un transport public de qualité. Je souhaite que les responsabilités ferroviaires assumées désormais par l’Etat (*) se traduisent par un effort conséquent de modernisation, d’amélioration du confort, de la régularité des trains TET, équivalent à celui fait par les Régions sur les TER » a déclaré Laurent Beauvais, Président de la Région Basse-Normandie.
Les élus régionaux ont pris note des propositions faites et demandent instamment à la SNCF d’apporter des améliorations significatives à la ligne Paris-Caen-Cherbourg.
(*) Au-delà des engagements de la SNCF, il faut noter que depuis le 1er janvier 2011, l’Etat est devenu responsable de l’ensemble des TET, Trains d’Equilibre du Territoire (anciens trains Corails Intercités) et donc pour la Basse-Normandie, des liaisons Paris-Caen-Cherbourg, Paris-Granville et Caen-Le Mans-Tours, la Région continuant d’assurer, pour sa part, la responsabilité des TER (Trains Express Régionaux) circulant sur les mêmes voies.
La Région veut développer l’éolien
La loi dite loi Grenelle 2 charge l’Etat et les Régions d’élaborer conjointement un Schéma Régional, Climat, Air, Energie qui doit définir notamment les orientations en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un schéma Eolien doit être annexé à ce schéma. Les élus régionaux ont donc examiné le projet de Schéma Régional Eolien élaboré en associant les départements, l’ADEME, des professionnels et des associations. Ce travail conclut sur un potentiel pour notre région de 1 100 mégaWatts à installer en éolien terrestre ce qui équivaut à la moitié des besoins annuels en électricité des foyers bas-normands (hors besoins industriels, bureaux et commerces). A l’unanimité, les conseillers régionaux ont émis un avis favorable, A l’unanimité, les conseillers régionaux ont émis un avis favorable, et demandent à l'Etat que la Région reste étroitement associée à la poursuite des travaux.
« Pour la Région, le développement des énergies renouvelables est toujours et encore une priorité. Nous voulons peser de tout notre poids et dans tous les domaines (recherche, aides économiques, formation....) pour que les projets bas-normands deviennent des réalités : l’éolien terrestre bien-sûr, mais aussi l'éolien et l’hydrolien offshore, la méthanisation, ou la performance énergétique des bâtiments sont notre contribution face aux enjeux environnementaux, mais aussi une vraie opportunité de développer. L'emploi par la mise en place d'une filière complète » a précisé Jean-Karl Deschamps, premier Vice-Président de la Région Basse-Normandie en charge de l’aménagement du territoire et du développement durable
La Région conforte le service public agricole
Les Etablissements Publics Locaux d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole bas-normands ont en leur sein des exploitations agricoles et des ateliers technologiques. Les 6 EPLEFPA que compte la Basse-Normandie connaissent actuellement des difficultés financières liées notamment à leur exploitation et/ou à leur atelier pédagogique. Afin de conforter le dispositif régional de formation agricole, la Région conjointement avec les services de la DRAAF, a engagé une démarche de concertation avec les établissements de façon à définir des pôles de spécialités, d’organiser la complémentarité des établissements et d’optimiser les moyens disponibles, tout en confortant ce service public agricole. Les élus ont adopté ce schéma à l’unanimité.
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