
Communiqué de presse du 25 juin 2009
La Région adopte son plan « Rail 2020 pour la Basse-Normandie » et fait le « grand pari du TGV normand »
Le Président de Région a présenté, aujourd'hui, jeudi 25 juin, à l’Abbaye-aux-Dames, à Caen, le plan « Rail 2020 pour la Basse-Normandie » lors d’une assemblée plénière entièrement consacrée au ferroviaire. A cette occasion, Laurent Beauvais a souhaité que soit abordée la question du Grand Paris et a affirmé sa conviction qu’un TGV normand est aujourd’hui possible.
Plan « Rail 2020 pour la Basse-Normandie : la Région investit 400 millions d’euros pour le ferroviaire
Afin de mettre en oeuvre la première étape de ce plan, la Région va investir 400 millions d’euros pour financer les actions programmées sur la période 2010-2015. Celles-ci concernent principalement l’acquisition de nouveaux matériels pour la ligne Paris / Granville, les travaux d’infrastructures sur les lignes Caen / Rennes, Caen / Le Mans / Tours, Caen / Rouen et l’accessibilité et la modernisation des gares.
« En cette période de crise, cet investissement de 400 millions d’euros pour le plan « Rail 2020 pour la Basse-Normandie » constitue un levier fort pour l’économie et l’emploi de notre région. Il se traduira par une politique de grands travaux publics permettant la modernisation des infrastructures » a déclaré Laurent Beauvais.
« En proposant ce plan, la Région souhaite développer l’usage du transport ferroviaire, tant pour les voyageurs que pour les marchandises. L’objectif est clair : contribuer à la maîtrise de la consommation des énergies non renouvelables dans les transports et apporter une réponse aux besoins croissants de déplacement en transport public des Bas-Normands, a-t-il poursuivi. En 5 ans, le trafic TER a augmenté de 36 %. A nous de proposer une offre à la hauteur. C’est notre devoir de décideurs locaux et c’est tout le sens du plan « Rail 2020 pour la Basse-Normandie. »
Les quatre principaux objectifs du plan « Rail 2020 pour la Basse-Normandie »
Ce plan comporte 15 grands chantiers pour l’avenir du transport ferroviaire en Basse-Normandie à l’horizon 2020 (*). Pierre Mouraret, Président de la commission « aménagement du territoire, transports, ports et communications » de la Région, en a présenté les quatre principaux objectifs :
- Rapprocher la Basse-Normandie de l’Ile-de-France et la connecter au réseau TGV :
- Raccorder « Paris en 1h30 » depuis Caen et Argentan et « Paris en 2h30 » depuis Cherbourg et Granville
- Améliorer l’accès aux gares TGV de Roissy, Massy, Rennes, et du Mans
- Augmenter les fréquences et les trains tout en optimisant les horaires
- Renouveler le matériel à l’horizon 2013 pour Paris-Granville et 2017 pour Paris / Caen / Cherbourg
- Améliorer la fiabilité et la régularité de ces lignes
- Poursuivre de la modernisation des gares
Bien que les trains corail-intercités se situent en dehors de son champ direct de compétences, la Région s’engage financièrement.
- Préparer les Trains Express Régionaux (TER) de demain en poursuivant :
- Le développement de l’offre TER : de nouveaux trains devront être créés sur Caen / Rennes, Caen / Granville et entre Granville et Saint-Malo
- Les investissements massifs de la Région en faveur de la modernisation du parc de matériel ferroviaire TER bas-normand et des infrastructures afin d’améliorer leur performance et leur capacité
- La modernisation des gares
La Région assure pleinement son rôle d’autorité organisatrice des TER.
- Rendre le train encore plus simple et plus accessible :
- En coordonnant les offres de transport public urbain et interurbain (tramway, bus, autocar, TER ou Corail Intercités)
- En rendant les réseaux accessibles aux personnes à mobilité réduite
- En diffusant une information commune à l’ensemble des modes de transport public empruntés
- En développant une tarification et une billettique commune à tous les réseaux de transport public
- Engager une politique volontariste en matière de développement durable, avec le plan d’électrification du réseau ferroviaire bas-normand. Actuellement, 34 % des voies (237 km sur 700 km) le sont en Basse-Normandie.
Sur cette base, la Région a proposé à l’Etat, Réseau Ferré de France (RFF) et la SNCF d’aller au delà du programme de travaux du Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013 et du plan de rénovation du réseau ferré national pour accélérer la modernisation du réseau ferroviaire bas-normand.
« La Région Basse-Normandie propose ce plan « Rail 2020 pour la Basse-Normandie » à une période charnière où l’Europe vient de définir son livre vert sur les transports et où l’Etat français élabore d’ici fin 2009 son schéma national des infrastructures de transport (SNIT) » a poursuivi Pierre Mouraret.
« L’Etat, RFF et la SNCF doivent confirmer au plus vite les engagements financiers annoncés par Dominique Bussereau afin que nous puissions engager les grands chantiers ferroviaires des prochaines décennies décrits dans le plan « Rail 2020 pour la Basse-Normandie ». Cet engagement n’est pas seulement une priorité, mais une nécessité absolue pour garantir le développement économique de la Basse-Normandie a précisé Laurent Beauvais. Le Président de la République vient d’annoncer un grand emprunt national : voilà de la matière, voilà des idées ! »
Rappelons que le 6 avril dernier, l’Etat par la voie du Secrétaire d’Etat aux Transports, a annoncé des premiers engagements concernant les axes Paris / Caen / Cherbourg et Paris / Granville. Dès le vote définitif par le Parlement de la loi Grenelle, l’Etat devrait proposer d’inscrire dans le schéma national des infrastructures de transport, le principe « d’une amélioration de la qualité de service offerte sur les axes Paris – Normandie par création ou modernisation de lignes ». Les élus régionaux ont adopté le plan « Rail 2020 » et son financement à l’unanimité.
La Région fait le « grand pari du TGV normand »
L’engagement de l’Etat, porté par Dominique Bussereau, s’est trouvé récemment complétée par l’annonce du Président de la République, dans le cadre du projet du Grand Paris, d’une ligne Grande Vitesse Normande Paris / Le Havre.
Dans le prolongement de cette annonce, le Président de Région s’est aujourd’hui exprimé en faveur d’un tracé de ce projet de TGV qui concilie les intérêts de la Normandie dans son ensemble. « Un TGV pleinement normand doit permettre de concilier les projets de l’Ile de France, avec le prolongement d’Eole vers La Défense et Mantes, de la Haute-Normandie, avec la desserte de Rouen à partir d’une nouvelle gare sud et du Havre, et de la Basse-Normandie, avec l’objectif d’un Caen-Paris aux alentours d’une heure. » a précisé Laurent Beauvais.
Le Président Beauvais appelle à une mobilisation régionale forte en faveur d’un TGV normand
Il a ainsi annoncé qu’à la demande de l’association « Pour une Normandie à Grande vitesse » qu’il co-préside avec Jean-Yves Cousin, la Région va lancer une étude de tracé alternatif intégrant la Basse-Normandie à ce projet de TGV. « Je souhaite que nous travaillons dans un état d’esprit positif à l’élaboration d’une proposition alternative au TGV Paris / Le Havre, qui intègre toute la Normandie dans son tracé. » a-t-il annoncé. Ces projets seront proposés à la commission présidée par Christian Blanc, Secrétaire d’Etat chargé du Développement de la région capitale.
Laurent Beauvais a également annoncé qu’il réunirait une conférence des exécutifs bas-normands**, le 15 juillet prochain, à l’Abbaye-aux-Dames à Caen, afin de poursuivre et d’amplifier la mobilisation, avec tous les élus concernés, pour défendre la liaison à Grande vitesse de la Basse-Normandie vers Paris. « Je souhaite une mobilisation générale, active et unifiée, non seulement de toutes les collectivités régionales, mais aussi des milieux économiques bas-normands, que je saisirai prochainement par l’intermédiaire du CESR » a déclaré Laurent Beauvais.
Enfin, il souhaite organiser une rencontre avec ses homologues de Haute-Normandie - Alain Le Vern - et d’Ile de France - Jean-Paul Huchon - tous deux directement impliqués par le projet du Grand Paris. « Elaborons un véritable projet régional de développement, à l’appui du tracé nord, que nous irons défendre auprès des ministères concernés, chez Dominique Bussereau, Ministre des Transports, chez Christian Blanc, Secrétaire d’Etat chargé de la région capitale, et jusqu’à l’Elysée s’il le faut. » a-t-il conclu.
(*) Le plan Rail 2020 Basse-Normandie est disponible sur le site internet de la Région www.region-basse-normandie.fr (*)
Les 15 grands chantiers du plan Rail 2020 :
- La modernisation de l’axe Paris – Caen – Cherbourg avec :
° « Paris en 1h30 » depuis Caen et « Paris en 2h30 » depuis Cherbourg dans une 1ère étape, et « Paris en 1h » depuis Caen et « Paris en 2h » dans une 2ème étape avec la Liaison à Grande Vitesse
° le renouvellement du matériel à l’horizon 2017 pour Paris-Caen-Cherbourg
° l’augmentation du nombre de trains : 20 allers-retours par jour au lieu de 14 actuellement
° l’accès direct au réseau TGV européen
- La modernisation de l’axe Paris – Granville avec : ° « Paris en 1h30 » depuis Argentan et de « Paris en 2h30 » depuis Cherbourg et Granville
° 18 nouvelles rames à partir de 2013
° une ligne directe Paris – Le Mont Saint-Michel via Pontorson
° la suppression de passages à niveau
- La modernisation de l’axe Caen – Saint-Lô – Rennes avec :
° la création de nouvelles dessertes directes Caen-Granville
° l’amélioration du confort et du temps de parcours entre Folligny et Pontorson
° la modernisation du tronçon Pontorson – Dol de Bretagne
- La modernisation de l’axe Caen – Le Mans – Tours avec :
° l’amélioration du tronçon Surdon-Alençon
° l’amélioration de la circulation des trains de fret en connexion avec les ports normands comme débouché vers le sud de la France et la péninsule ibérique
- La modernisation de l’axe Caen – Rouen avec :
° l’amélioration de la qualité de service et les performances sur le tronçon Serquigny-Oissel
° l’augmentation de l’offre avec 9 allers-retours par jour contre 7 aujourd’hui
° l’augmentation du matériel roulant
- La desserte ferroviaire Paris – Chartres – Le Mans (concerne le Sud-Est de la Région Basse-Normandie) avec :
° la rénovation de la gare de Condé sur Huisne, des haltes ferroviaires du Theil la Rouge et de Bretoncelles
- La desserte ferroviaire d’Honfleur avec :
° la réalisation d’une desserte ferroviaire d’Honfleur depuis Paris via Serquigny puis Glos-Monfort en réactivant la ligne existante Glos-Honfleur
- La desserte ferroviaire Caen – Flers avec :
° l’exploitation de la desserte ferroviaire touristique de Caen au viaduc de Clécy dans un premier temps
° l’étude de la remise en circulation de la ligne Caen-Flers dans un deuxième temps, à l’horizon 2020
- L’électrification du réseau ferré bas-normand :
° Actuellement, 34 % des voies (237 km sur 700 km) sont électrifiées en Basse-Normandie. Le coût total de l’ensemble du réseau est estimé à 560 millions d’euros.
- Le matériel roulant dans l’avenir avec :
° l’acquisition de 18 rames bi-modes diesel-électrique et bi-courant pour Paris-Granville
° le renouvellement de 160 voitures Corail
° la rénovation de 19 X 72 500 qui circulent actuellement sur Paris-Granville et qui enrichiront le parc du réseau TER Basse-Normandie
- Les améliorations de l’offre avec : Pour les lignes TER :
° la ligne Baie : 2 allers-retours quotidiens Granville-Pontorson-Mont Saint Michel-Saint Malo
° 3 allers-retours quotidiens Caen-Rennes au lieu de 2 actuellement
° liaison directe Granville-Caen grâce à l’achèvement du raccordement nord-ouest de Folligny
° 9 allers-retours quotidiens Caen-Rouen au lieu de 7 actuellement
° une augmentation de l’offre TER de 20 à 30 %
Pour les Corail Intercités : ° l’expérimentation actuelle du train de soirée Paris-Caen et l’aller-retour direct Paris-Saint-Lô Pour le TGV :
° la création d’une ligne expérimentale pour trois ans Cherbourg-Caen-Lisieux-Roissy-Marne la Vallée-Dijon à partir du 5 juillet 2009
- Le développement de l’intermodalité avec :
° l’offre d’une information simple, complète et multimodale favorisant l’usage des transports publics par rapport à la voiture particulière
° le site récemment lancé par la Région « www.commentjyvais.fr », un trajet, des transports en Basse-Normandie. Celui-ci renseigne les voyageurs sur les possibilités de parcours pour tout trajet « de porte à porte », en optimisant la combinaison des moyens de transports publics existant dans la région.
- La rénovation des gares bas-normandes d’ici 2013
- L’accessibilité du réseau TER aux personnes à mobilité réduite quel que soit le handicap (moteur, visuel, cognitif, auditif…) à l’horizon 2015.
- Une offre de transport public adaptée aux principaux sites touristiques bas-normands.
° avec de nouveaux services : l’accès au Mont Saint Michel avec la ligne Paris-Le Mont Saint Michel via Pontorson, la ligne Baie, la réouverture de la ligne Glos-Honfleur, Caen-Flers, la coordination train et autocar vers les plages du débarquement …
(**) La conférence des exécutifs bas-normands est composée du Président de la Région Basse-Normandie, les 3 Présidents des conseils généraux du Calvados, de la Manche et de l’Orne, les Présidents des communautés urbaines de Cherbourg et d’Alençon, des communautés d’agglomération de Caen et de Flers, et de l’agglomération de Saint-Lô Contact presse : Emmanuelle Tirilly – tel : 02 31 06 98 85
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