
Communiqué de presse du 18 septembre 2009
Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, et Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’Etat chargé des Transports, ont présenté, le mercredi 16 septembre 2009, en Conseil des ministres « l’engagement national pour le fret ferroviaire ».
Si cette démarche porte, globalement, des avancées réelles en faveur du développement du fret ferroviaire (développement des autoroutes ferroviaires, du transport combiné, des opérateurs fret de proximité, TGV fret), elle semble ignorer quelque peu notre région.
En effet, à la lecture de la carte des projets retenus en faveur du développement du fret ferroviaire, il est regrettable de constater que l’Etat n’a pas intégré les opportunités offertes par le complexe portuaire normand (Le Havre, Caen et Cherbourg) et par certains axes ferroviaires bas-normands qui recèlent pourtant de nombreux atouts stratégiques, se limitant à n’utiliser que le seul axe de la Seine.
Comment imaginer le développement du fret ferroviaire sans tenir compte du grand ouest et plus particulièrement de la Normandie, façade maritime de la région parisienne ? Comment associer simplement Le Havre alors que l’association de l’ensemble des ports du grand estuaire de la Seine de Cherbourg à Dieppe est attendue ? Comment ignorer le maillon ferroviaire Mézidon – Le Mans –Tours alors que l’ensemble des régions du Bassin Parisien viennent de demander son inscription dans le cadre de la révision du réseau transeuropéen de transport de fret ? Cet oubli affaiblit en conséquence notre démarche interrégionale auprès des instances communautaires en faveur de l’extension du réseau transeuropéen.
Le schéma proposé ne fait que renforcer l’axe Est-Rhodanien nécessitant des moyens de désaturation lourds et le transit francilien déjà congestionné du fait de la croissance des déplacements de voyageurs. L’alternative de contournement complet de l’Ile-de-France, sous la forme d’une rocade fret en cours de modernisation par tronçon, à l’initiative des régions, aurait pu être promue dans le cadre de cette démarche. Elle permettrait de libérer de la capacité en Ile-de-France et de répondre, à l’Ouest, au besoin de la création d’une autoroute ferroviaire Lille-Bayonne, via Amiens-Rouen-Caen (Mézidon)- Le Mans – Tours, ainsi qu’aux rabattements nécessaires aux ports de la façade Manche-Atlantique.
De son côté, la Région Basse-Normandie a déjà identifié les potentialités fret que peut représenter l’axe Caen – Mézidon – Le Mans – Tours. Des projets d’aménagement ont déjà été inscrits au plan « Rail 2020 » :
- modernisation Surdon – Alençon,
- électrification de la section Alençon – Le Mans.
Pour un montant de 90 M€.
Il faut donc que cette ambition de l’Etat de développer le fret ferroviaire ne se fasse pas au détriment de notre région. Nous avons des atouts : les ports Caen et Cherbourg, des infrastructures (la ligne Caen-Le Mans-Tours), des projets logistiques (plateforme de Mézidon) permettant de répondre aux enjeux du fret de demain.
Contact Presse : Caroline Monnot – tel : 02 31 06 96 27
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