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Laurent Beauvais veut des garanties sur l’avenir des Haras Nationaux en Basse-Normandie

Communiqué de presse du 16 novembre 2009

Laurent Beauvais, Président de la Région Basse-Normandie, participera, mercredi 18 novembre, au ministère de l’Agriculture, à une réunion sur le devenir des Haras Nationaux en Basse-Normandie (Saint-Lô et le Pin) en présence de Pascal Viné, Directeur de cabinet de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et de Nicole Blanc, Directrice Générale des Haras Nationaux.

A l’occasion de cette réunion, Laurent Beauvais souhaite obtenir des éclaircissements sur la position de l’Etat concernant l’avenir de ces Haras bas-normands et de leur personnel. En effet, si à ce jour, l’Etat garantit qu’il ne fermera pas ces sites, leurs conditions d’exploitation doivent être clarifiées. A titre d’exemple, l’Etat envisagerait de transférer au secteur privé l’étalonnage, actuellement géré par ces Haras. Dès lors, on peut légitimement s’interroger sur les conditions dans lesquelles cet étalonnage continuera d’être garanti dans des conditions financières raisonnables pour les éleveurs.

« La composition de la délégation qui a été invitée à cette réunion (seuls les parlementaires UMP et Nouveau Centre de la Manche et de l’Orne ont été conviés) me laisse supposer que ses participants en ressortiront avec un discours très positif sur les garanties fournies par l’Etat concernant le devenir de nos Haras bas-normands. Pourtant, si la présence, en tant que telle, des Haras Nationaux à Saint-Lô et au Pin ne semble pas immédiatement remise en cause, ce sont bien les missions historiques de ces haras qui devraient être lourdement révisées dans les 3 années à venir » déclare Laurent Beauvais.

En effet, le ministère de l’Agriculture semble déterminé à créer deux nouvelles structures qui remplaceront progressivement les actuels Haras Nationaux :
- D’un côté, un établissement public d’équitation qui aura des missions de formation (actuellement dévolues à la Région), de promotion du cheval à l’étranger, de soutien au sport de haut niveau, de protection des races menacées…
- De l’autre, un Groupement d’Intérêt Public (GIP) dans lequel l’Etat ne s’engagera qu’à hauteur de 51% et pour 3 années à venir afin de poursuivre les missions d’étalonnage. Ce GIP constituera la première étape d’une privatisation complète des missions d’étalonnage alors que ce service public était seul à même d’offrir aux éleveurs une génétique diversifiée à des prix raisonnables.

« Dès lors, ma présence à cette réunion se résumera en cette simple question : quid de l’avenir des Haras bas-normands et de leur personnel à l’issue de cette période transitoire de 3 ans, alors que la Basse-Normandie, territoire équin de renommée internationale sera à moins d’un an des Jeux Equestres Mondiaux» conclut Laurent Beauvais.

Contact presse : Caroline Monnot – Tél : 02 31 06 96 27